Discussion sur SeparationCultureEtat
OlivierAuber:
Tiens, il y une proposition "d'oeuvre dérivée" intéressante sur
http://notreconstitution.net/index.php/SeparationCultureEtat
SeB?? (2005-12-15 10:40:35):
Je ne suis aboslument pas d’accord avec ce point de vue, pour moi l’état doit rester garant d’une culture libre, cela ne veut par dire ne plus s’impliquer. Que dire de tous les musées financés par l’état qui ne pourraient absolument pas exister sans les aides publiques.
Pour moi c’est le role de l’état qu’il faut recentrer. Effectivement il ne doit pas légiférer en faveur de quelques industriels avides d’argent, cette loi DAVSI est une abération. Mais l’état ne doit surtout pas se détourner de son role de garant de la culture. Sans des hommes d’état comme Jack Lang par exemple, croyez vous que la fete de la musique aurait pu naitre ?
Il y a depuis longtemps une lutte de pouvoir entre la sphère politique et la sphère économique, et c’est cette lutte qui inscite l’état a légiférer dans une domaine qui n’est pas le sien.
Vive le débat démocratique.
AntoineMoreau (2005-12-15 12:00:08):
Dans culture il y a "culte".
Sans culte, il n'y a pas de culture.
Serait-il laïc le culte, il y est là bien présent. L'Etre Suprême de l'incorruptible révolutionnaire et son nouveau calendrier, histoire de refaire le monde à zéro par exemple. Couic !...
Une religion est d'autant plus prégnante qu'elle ne s'affiche pas comme telle : aujourd'hui, le réseau généralisé est cette religion nouvelle qui procède, non plus d'une transcendance, mais de l'horizontalité immédiate et immanente. Chacun est l'être suprême en phase terminale.
L'a-religion est LA religion.
Ce sont de simples constats.
L'industrie culturelle, captivante et captante remplit le rôle Divin. Le vide a été fait depuis les Lumières, aujourd'hui c'est un trou noir. Il y a vacance pour tenir la place phalique par excellence. Totem sacré qui va sacrifier les officiants pour la plus grande gloire de son propre sacre, le sacre de la Culture Reine et Terrifiante.
Vouons un culte, nous autres, non pas à l'anté-culture, mais à ce qui troue la culture : l'art (qu'est-ce que c'est ?...), la manière de tenir en respect ce qui forme, de lui faire cracher le morceau de gras à la culture épaisse, de lui donner une respiration qui l'envoie un peu en l'air, l'envoyer se promener librement, qu'elle soit copiable, diffusable, transformable par tous ces êtres qui prennent graines et qui la font la culture légère et joyeuse.
Il faut sauver la culture de sa propre chute industrieuse, de son obésité crasse qui la plombe.
Qu'elle soit devenue industrielle, c'est un fait et il n'est pas envisageable de revenir en arrière, mais que cette industrie soit bien portante, en pleine forme et nous avec comme trous dans le gruyère, comme fenêtres dans le mur, comme respiration dans le corps.
Sinon c'est la mort vivante et la volonté de tuer l'esprit que cette culture embrassera (un temps de cerveaux dispos pour décerveler les masses oublieuses d'être critiques).
(tout ça trop vite dit)